imarkscore: nouvel indice canadien de performance web

J’ai eu l’occasion d’assister à la cinquième édition du webcom ce mercredi, où la chaire de recherche en commerce électronique RBC Groupe Financier de HEC Montréal a lancé officiellement l’indice imarkscore, qui mesure la qualité de la présence interactive des entreprises.

L’indice imarkscore permet d’analyser la performance de leurs sites Web (en donnant un pointage sur 100), de leurs activités sur les médias sociaux, de leurs rendements sur les moteurs de recherche, ainsi que leurs sites et applications mobiles, afin que les entreprises puissent se comparer à leurs concurrents et mieux se positionner par la suite.

Méthodologie et Résultats

La chaire de recherche, sous la supervision de Sylvain Sénécal et Sol Tanguay, a analysé la perception de 5950 internautes canadiens (majoritairement québécois) sur la présence interactive de 85 entreprises provenant de 15 industries différentes. Parmi ces industries, on y retrouve notamment l’ameublement, les assurances auto, le commerce de détail, l’électronique, l’immobilier et les institutions financières. Pour être sélectionnée, les entreprises devaient faire partie du Top 500 de La Presse Affaires, faire du B2C et être active en ligne.

Au final, l’indice montre que les cinq entreprises ayant obtenues les meilleurs résultats sont Radio-Canada (81,8), Ikea (78,6), Rogers Communication (78,4), Future Shop (77,9) et Home Dépôt (76,4).

Et le Mobile?

Au total, des 85 entreprises analysées, près de la moitié n’ont aucune présence mobile (ni d’applications, ni de sites mobiles). Étonnamment, les résultats indiquent que peu d’entreprises du commerce de détails et du monde de la mode n’ont véritablement pris le tournant mobile. Dans les meilleurs rendements, Radio-Canada, BMO, Sutton et CIBC arrivent ex æquo. Il est toutefois important de noter que l’analyse n’inclue pas l’affichage publicitaire mobile. Tout de même, je me serai attendu à une plus forte présence avec l’ascension fulgurante du marketing mobile dans le monde et avec toutes ses possibilités.

On n’a qu’à penser à Starbucks qui permet à sa clientèle de payer au comptoir (et bien plus encore) via son application mobile. Au Canada, l’application vient tout juste d’être lancée alors qu’elle est disponible depuis le début de l’année 2011 aux États-Unis.

Le « So What »

Seul indice adapté au marché québécois et canadien, l’imarkscore semble avoir du potentiel pour aider nos entreprises locales et nationales. Bien qu’il existe déjà des indices du genre, le Klout et le PeerIndex par exemple, l’imarkscore se diffère parce qu’il se base sur les perceptions des Canadiens (et des Québécois plus particulièrement), contrairement aux autres indices adaptés au marché américains.

Cependant, le véritable succès de cet indice reposera sur son efficacité à aider les gestionnaires à mieux positionner leurs entreprises. Il serait intéressant de connaitre les recommandations proposées aux entreprises étudiées (malheureusement, nous n’avons pas accès aux rapports), mais aussi de suivre l’évolution de l’indice, qui se mesure sur une base annuelle. Gageons que l’an prochain, la présence mobile des entreprises aura doublée!

Cliquez ici pour voir le classement complet des entreprises évaluées par l’indice.

Commentaires /

  1. [...] ramène sur table, une ques­tion que je me suis demandée dans un arti­cle précé­dent, à savoir pourquoi la pub­lic­ité mobile n’évolue-t-elle pas aussi rapi­de­ment que [...]

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