Référencement local: aspects social-mobile-sémantique

SEO

Dans les deux précédents billets, nous avons vu comment optimiser les pages de places sur site  web et sur Google plus local pour la recherche locale. Nous avons vu également comment mettre en place une stratégie de link building, de collecte de citations et d’avis afin d’augmenter  la proéminence de ces pages. Dans le présent billet, nous allons couvrir les aspects suivants :

  • Social et mobile : il s’agit de la tendance SOLOMO (pour social, local, mobile) que nous avons déjà évoqué sur ce blog
  • Sémantique : nous avons couvert beaucoup de matière lors de l’annonce du knowledge graph.  Aujourd’hui, il vient d’être étendu au reste du monde, et donc gagne en importance. Nous allons voir comment utiliser les bases de données structurées.

Social et mobile pour optimiser son référencement local

En faisant toujours référence à l’importante  étude de David MIHM, il apparaît clairement que les critères sociaux et mobiles sont importants. En fait le mariage des deux est illustré nettement dans les check-ins que nous devons récolter sur les deux principales plateformes que sont Facebook et Foursquare.  Notons au passage que Twitter, même s’il dispose de la fonctionnalité de check-ins ne permet pas pour le moment de réclamer ses listings ou de les mettre jour directement. Toutefois, cette option sera annoncée par le spécialiste de nouvelles en temps réel sous peu. Pour le moment, il est alimenté par les Pages Jaunes du Canada.

Mais, selon les résultats de l’étude, et comme on pouvait s’y attendre, le réseau Google plus se taille la part du lion comme source prise en compte dans le classement des résultats.

On voit que le nombre de +1s attribués au site et les partages sur Google plus sont les principaux facteurs. Bien entendu, l’autorité des participants qui partagent et plussent le contenu est prise en compte dans l’algorithme. Ceci est probablement dû aux abus que nous avons connus au moment du lancement avec des offres de compagnies comme plussem.com et  plusonefoundry.com. Un autre point à considérer dans le classement qui évite la fraude est la vélocité. Cette notion est bien connue en link building dans la mesure où une campagne seule ne suffit pas. Il faut que la vitesse ou la fréquence d’acquisition de liens reste cohérente, ce qui démontre la manière naturelle dont ils sont obtenus. Nous pouvons donc résumer l’action à entreprendre en 3 points :

  • Acquérir le maximum de +1s, de partage et de mention sur Google+
  •  Engager avec les membres influenceurs du réseau ayant le maximum d’autorité.
  • Garder une vélocité cohérente pour les deux métriques ci-dessus.

J’en profite pour rappeler au passage que Google plus permet finalement de combiner sa page Google+ avec sa page Google+ local. De plus, il vient d’annoncer que désormais les URLs simplifiées seront bientôt mises à disposition du grand public. Pour le moment, seuls quelques privilégiés en profitent, comme Toyota et Hugo Boss.

Juste derrière Google+, nous voyons apparaître ce que nous avons cité au début de ce chapitre, les check-ins. Ici encore, nous devons obtenir le volume avec une vélocité acceptable, sur les trois plateformes que sont Facebook, Foursquare et Twitter. Pensez donc à réclamer  vos listings auprès de Facebook et Foursquare,

Ensuite, comme c’est le cas en SMO (optimisation sociale), ce sont les partages, les likes et retweets qui sont comptabilisés pour donner de l’importance au site en recherche locale. Et là encore, l’autorité des membres de la communauté compte, tout comme leur nombre.

Mais cette analyse ne serait pas complète sans utiliser Linkedin comme réseau social, même s’il est destiné essentiellement aux professionnels. Google le considère comme un répertoire de personnes et d’entreprises. Alors, créer un groupe ouvert dédié aux nouvelles locales de l’entreprise, indexables par les moteurs de recherche, pourra envoyer des signaux intéressants tout en connectant avec un autre type de communauté. Linkedin a son rôle à jouer dans la stratégie d’acquisition de liens forts appréciés, comme rapporté dans la récente analyse de @danzarella dont je vous livre ci-dessous les principales figures de corrélation entre l’activité sociale et les liens acquis :

Link building et medias sociaux 2012On voit bien que malgré une corrélation positive pour les trois réseaux,  la relation la plus forte est à mettre au crédit de LinkedIn. Ce dernier  est donc extrêmement important pour les commerçants intéressés par les performances SEO.

Concernant le mobile, nous voyons dans les résultats de l’analyse que le CTR (clic through rate) dans les résultats de recherche vient en seconde position. Cela n’est donc pas étonnant de voir le test de Google qui consiste à afficher une icône quand le site est optimisé pour le mobile, sur les résultats de recherches effectuées sur Smartphone.  En effet Google a toujours dit qu’il voulait offrir la meilleure expérience à l’utilisateur et un site non optimisé est frustrant. À noter que selon Google, 62% des top annonceurs n’ont toujours pas de site mobile !

Pourtant, les recommandations sont claires à ce sujet de la part du géant de la recherche, et même encore récemment. Il a encore une fois confirmé sa préférence pour le responsive design. Nous avions produit un billet en collaboration, @melanie et moi sur ce blog que je vous invite à lire ou relire pour l’optimisation du site mobile. Je me permets de signaler qu’un facteur important du CTR est le titre de la page et que dans le cas du responsive design, celui-ci est identique au site normal, ce qui me laisse toujours réservé sur le choix de cette solution.

De manière générale, et selon l’étude récemment rapportée par Adobe sur l’utilisation des mobiles (Smartphones et tablettes), il apparaît que la vitesse du site et la navigation sont les principaux facteurs à optimiser pour une meilleure expérience utilisateur avec d’autres points repris dans la figure ci-dessous :

Mais il n’y a pas que le CTR sur les pages de résultats qui compte, il s’agit aussi de maximiser l’interaction avec le site, via les partages et autres engagements. D’où la nécessité de penser les options de connexion et d’envoi sur des plateformes comme twitter et Facebook de manière aisée afin de produire un effet de viralité de l’offre et son repérage par les moteurs de recherche. La possibilité d’offrir également des coupons et autres promotions valables dans un secteur géographique donné est aussi une manière de tirer parti de cette formidable association qu’est le social, le mobile et le local.

L’aspect sémantique en référencement local

Pour commencer, je signalerai simplement que cette partie n’est pas inspirée de l’étude de David MIHM, mais résulte de ma propre observation. Quand on voit que Amit Singhal confirme que Google ne poussera plus autant les contenus de Google plus, mais qu’en revanche les informations en provenance du knowledge graph sont désormais affichées dans le monde entier (en anglais du moins), on est en droit de penser que l’optimisation sémantique aura un fort impact dans l’avenir. À plus forte raison, celle-ci est importante dans un contexte de recherche locale où les informations peuvent être différentes et contradictoires.

L’utilisation du tagage sémantique Schema

Cette optimisation est en revanche reprise par les participants à l’étude de David MIHM et est citée comme faisant partie du troisième tiers en plus du sitemap KML.

Mais ce que ne révèle pas l’étude, c’est l’importance du tag « local business » que nous pouvons utiliser en complément du tag « reviews » et « AggregateRating  ». Notons à ce sujet qu’en ce moment, des rumeurs laissent prédire que Google pourrait abandonner son système de notation ZAGAT en faveur de l’ancien score basés sur les « 5 étoiles », comme rapporté par Mike BLuementhal sur son blog, captures d’écran à l’appui :

Alors, pour implémenter ce type de tags, je vous renvoie à un exemple que j’ai mis en ligne sur un document PDF que vous pouvez télécharger : lien.

Les sitemap KML sur domaine

En plus du sitemap au format XML que je vous conseille de publier avec les URLs de la section « places », il est fort recommandé de produire un sitemap KML et de le soumettre via son compte Webmaster Tools. Rappelons-nous que Google définit KML comme un format de fichier utilisé pour afficher des données géographiques dans un navigateur comme Google Earth, Google Maps et Google Maps pour mobile. KML utilise une structure basée sur des balises avec des éléments imbriqués et attributs, et est basé sur le standard XML. Une fois que le moteur va rencontrer ces données, il pourra construire les fameuses « entités web » qui viendront corroborer ce que nous lui avons fourni via Google plus local et sur site.

Le fonctionnement est assez simple, il suffit de se rendre sur le site geositemapgenerator, de télécharger le fichier CSV comme mentionné, et de télécharger le fichier KML ainsi généré. Pour rappel, en mars dernier Google avait annoncé en revanche qu’il ne prenait plus en charge les fichiers GEO sitemap, donc pas la peine de vous embarrasser avec.

Là encore, pour comprendre le fonctionnement, j’ai produit une petite vidéo que je vous invite à regarder pour de plus amples détails : lien.

Les bases de données structurées DBpedia et Freebase

DBpedia est le projet communautaire d’extraction d’informations structurées de l’encyclopédie en ligne Wikipedia. La publication d’articles sur Wikipedia est à la portée de toute entité qui a un historique valable et qui respecte la politique d’utilisation du site.

Ainsi, des petites enseignes à Montréal spécialisées dans la restauration  arrivent à avoir leur page dédiée sur Wikipedia comme La Banquise ou Le Madrid. Par ailleurs, un restaurant du Vieux-Montréal gagnerait à figurer dans les liens externes de la page  Vieux-Montréal. Même si le chemin peut sembler semé d’embuches, le jeu en vaut la chandelle.

Pour Freebase, il est plus aisé de construire une entité et de peupler les places allouées au business sans un contrôle trop envahissant de la communauté. On peut se logger avec son compte Google ou Yahoo!, voire créer un compte en deux minutes. Il s’agira d’abord de créer l’entité en tant qu’organisation (entreprise) et puis ensuite de peupler la fiche avec des emplacements correspondant à Google places en tant que « child ». Freebase utilise Google maps pour les données géographiques, ce qui en fait une place de choix pour confirmer les places.

Cette partie vient clore la série des trois billets dédiés au référencement local qui est une des forces de notre réseau à Mediative, et j’en profite pour vous donner RDV à la rentrée au mois de Septembre avec d’autres billets, notamment concernant l’optimisation sociale (SMO).

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